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Les personnages se retrouvent au Tonneau Percé dans les Terres Désolées, territoire disputé où se retrouvent réfugiés, criminels et autre aventuriers. Il est traversé par le Grand Fleuve, cet affluent qui émerge de la Grande Barrière pour se jeter dans ses rivière et la Mer des Miroirs. Les Terres Désolées sont bordées de plusieurs nations différentes, se disputant souvent le territoire sans oser contrarier réellement ses habitants, méfiants et endurcis.

Mythes et légendes d’Ajemtis


À travers Ajemtis, le folklore populaire laisse circuler bon nombre de croyances et de légendes sur les mystères qui peuplent le monde. Des créatures surnaturelles aux secrets de la magie, les rumeurs circulent au sujet de ce qui échappe à la compréhension des gens du commun. Ces ouïes-dires sont toutefois issus d’une mémoire collective ancienne et vénérable et ne manquent jamais d’être racontés aux jeunes générations, que ce soit pour leur inspirer espoir ou les emplir d’effroi.

Parmi les créatures qui peuplent l’imaginaire collectif, le loup-garou est certainement celui qui marque le plus vivement les esprits. Bien que les récits au sujet de ces bêtes soient contradictoires, alors que certains parlent de loups gigantesques, d’autres d’être velus et rugissant et parfois même de métamorphes, les loups-garous inspirent la peur dans le coeur des gens des campagnes au moindre hurlement entendu dans le lointain. On ne compte plus les gens massacrés par ces êtres sanguinaires, des familles entières réduites en lambeaux par on ne sait qu’elle puissance surnaturelle. Souvent, des villageois capturent et immolent des sauvageons et autres individus aux moeurs dites bestiales, croyant ainsi se débarrasser d’une de ces bêtes cachée sous forme humaine.

Bien sûr, d’autres monstres hantent les pensées des gens d’Ajemtis. Tout d’abord, il y a les morts-vivants, ces calamités sans nom insultant jusqu’au principe de la vie, apportant maladie et mauvaise fortune sur leur chemin. La plupart des gens du commun, sauf peut-être certaines nations particulièrement fières et courageuses, préfèreront abandonner leur terre plutôt que d’affronter ces abominations et risquer de devenir l’un d’eux. La rumeur raconte même que les dieux renieraient à jamais l’âme de ceux qui ont touchés à la nécromancie. Lorsque les morts se lèvent, l’expérience veut que le fossoyeur local soit le premier accusé, puisqu’il est bien souvent le seul à passer de longs moments avec les corps.

De même, prêtres et prieurs racontent bien souvent à leurs ouailles la menace pesante que représentent les démons, ces ennemis des dieux, châtiés et reniés à jamais. Ce seraient des créatures de flammes et d’ombres, des êtres mauvais motivés uniquement par le désir de vengeance et la soif de domination. Ils pourraient selon certains s’emparer de l’esprit de gens innocents pour en faire des êtres sournois et vils qui nuisent à leur communauté. Les déments et autres fous auraient ainsi été en contact avec le malin, raison pour laquelle il ne faut pas s’en approcher et préférablement les exclure des communautés, où ils représentent une trop grande menace.

Bien sûr, il existe aussi de bonnes créatures. Toutes ne sont pas aussi sanguinaires que les orcs, des brutes incapable de déposer les armes, même pour discuter. Les légendes mentionnent l’existence de peuples des forêts, des esprits de la nature qui assurent la paix et l’harmonie des régions sauvages. D’autres récits ventent aussi la bonhommie et l’entrain des farfadets et autres joueurs de tour, plus farceurs que méchants.

Toutefois, les peuples d’Ajemtis conservent en mémoire que, malgré certaines exceptions, les créatures de ce monde sont bien souvent extrêmement puissantes et dangereuses. Les peuples de l’Ouest sont encore vivement hantés par le souvenir des Géants, des tyrans capricieux et sadiques dont la force était telle qu’il fallait parfois 50 hommes pour en venir à bout. Nombreux craignent encore de les voir se rassembler à nouveau et dominer leur contrée comme jadis. La terreur diffuse qu’inspirent toujours les dragons est du même acabit. Quoi que ces êtres tiennent désormais bien plus du mythe que de la réalité, beaucoup lèvent encore des yeux effrayés vers les cieux lorsque qu’ils passent sous l’ombre d’un nuage.

 

Le Chant des Mondes


Écoutez! Peuples de la terre
Ce chant répété par mille sentinelles,
Ces phares allumés sur mille citadelles,
Voilà un chant entonné par mille voix parfaites,
Voilà les syllabes antiques dont l’harmonie enfin prête
Est un appel aux dolmens perdus dans les grands bois.

Par delà les deux soleils, par delà les éthers,
Par delà les confins percés de la toile de lumière,
Est né le monde dont les yeux mortels, dans leur splendeur entière,
Ne sont que des miroirs obscurcis et plaintifs.
Il n’était fait que de rayons primitifs
Qui versèrent la folie à se bal tournoyant.

Promenant sur le ciel des regards appesantis
Par le morne regret des chimères encore absentes,
écoutant le langage des arbres et des choses muettes,
L’homme passe à travers des forêts de symboles,
Qui l’observent avec des regards familiers.
La Nature est le centre où de vivants piliers
Murmurent parfois de confuses paroles.

Si le viol, le poison, le poignard et l’incendie
Naissent encore de l’expansion des choses infinies
Espérons que cette fois leur âme sera assez hardie.
Ils s’envoleront bien loin des miasmes morbides;
Ils se purifieront dans l’air supérieur,
Boiront, comme pure et divine liqueur,
Le feu prophétique qui remplit les espaces limpides.

En ce temps, la ménagerie infâme et solennelle
Ravalera l’écume de sa haine
Et ne comprendra pas les desseins originels.
Lorsque, par décret des puissances suprêmes,
Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes
Redira l’écho de mille labyrinthes,
Cet ardent sanglot qui roule d’âge en âge,
Viendra inévitablement tuer votre éternité.

J’arracherai alors ce coeur rouge de ton sein,
Plein de folie et de l’horreur froide et taciturne,
Je le jetterai par terre avec dédain.
Le froid enveloppera délicatement ton âme,
Tu fermeras l’oeil une centième fois.

 

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