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ANDROMORA


Jadis la maison des nains des ravins et de jeunes communautés humaines, cette terre peu peuplée s’est vue choisie par des colonisateurs venus d’en dessous pour y ériger leur nouveau domaine, une zone d’influence n’appartenant qu’à eux seuls, libre de l’autorité des matrones du monde souterrain. Aujourd’hui Andromora est entièrement sous l’autorité des elfes noirs et de leurs suivants, leur capitale Zachabbar drainant toutes les ressources et toute l’influence de la région. Par un savant jeu d’intimidation, de flatterie et de division, les seigneurs elfes noirs sont parvenus à assoir leur autorité sur cette terre étrangère, établissant un complexe ordre social au sommet duquel trônent les mâles drows, auxquels leur sang libre de l’impureté humaine et de la souillure femelle donne un statut de caste suprême. Par excès d’ambition et de fourberie, Andromora est aujourd’hui affaiblie, ayant subi une importante défaite militaire face à la flotte brismane en plus de multiples révoltes d’esclaves et d’un récent siège de sa capitale par des armées d’homme-lézards.

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Zachabbar

LOUBOIS


Sombre contrée où les vents apportent régulièrement une pluie froide et morne, Loubois est la terre des seigneurs, l’endroit où la noblesse tient d’une poigne de fer en laisse les serfs et autres roturiers. Dirigée par l’impassible princesse Lysandre Delorme, la contrée s’attaque depuis des années à la Sauvagerie afin d’y extirper les précieux bois et d’asservir les barbares qui y résident, en particulier les elfes verts. Réduits en esclavages, car ils refusent obstinément de céder à l’avancement de la civilisation, ces derniers font pénitence dans les multiples mines de la région, et parfois même, en abattant de force les arbres de la forêt qu’ils protégeaient jadis. Loubois pèse aujourd’hui comme une ombre menaçante au-dessus des nations voisines.

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Gastelforte
La Brèche

KHADJU


Terre de feu et de sang, Khadju est d’une nature inhospitalière, bardée de volcans, de marais sulfureux et de ravins escarpés. Peu de choses y poussent; seules des plantes étranges aux fruits épineux et aux feuilles toxiques parviennent à s’y imposer. S’il en avait le choix, aucun individu normalement constitué n’y vivrait. Pourtant, les Khadjus y prospèrent et, à l’image de leur terre natale, y grandissent en force et en férocité. Des Marais jusqu’aux profondeurs de la Nation solaire, tous ont appris à craindre les raids frénétiques de ces guerriers nés. Les rares malheureux qui leur survivent sont traînés à travers des marais acides et des rochers coupants pour terminer leurs jours dans les puits sacrificiels, ces immenses arènes où les grands prêtres combattent, éventrent et immolent chaque capture avec un fanatisme mystique. Ces duels sacrificiels entre les cultistes et les prisonniers ennemis composent l’un des très nombreux rites des Khadjus, la plupart servant à mettre en valeur les talents de l’élite guerrière du pays, les Coaltïs.

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LES MARAIS D’URMED


S’il y a une chose à dire sur les marais, c’est que, mis à part les trolls, personne n’aime vivre là. Tout semble vouloir faire de cet endroit un lieu inhospitalier: les moustiques, les sangsues, la puanteur et l’humidité, cette moiteur atroce porteuse de maladies, qui fait pourrir les légumes en terre et amollir le bois des bâtiments. Par contre, il y a un avantage, et c’est le seul, à vivre au fond des marais d’Urmed: personne ne vient vous embêter. Une armée peut-elle passer par les marais ? Poser la question, c’est y répondre…c’est d’ailleurs pourquoi ce bout du monde nauséabond et pourri compose l’une des nations les plus populeuses d’Ajemtis. Tout au long de l’histoire d’Ajemtis, de nombreux peuples opprimés ont fini par y être poussés pour fuir un conflit ou une guerre imminente, dérangeant au passage les charmants indigènes, des orques et des trolls…des tas de trolls. Ce qu’on peut dire des gens des marais d’Urmed, c’est qu’ils ont fini par s’entendre sur une chose: personne n’a le droit de leur dire quoi faire. C’est que les bougres ont bien appris des raclées qu’ils ont déjà reçu. Leur désir de liberté n’a d’égal que leur capacité d’adaptation. Quiconque survit et se multiplie dans les marais peut prétendre à une certaine forme d’autonomie.

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Surlau
Poutoumoundou

AL’CHASY


Perdue dans l’immensité du désert, Al’Chasy représente l’extrême Orient du monde connu. Terre de dunes, d’oasis luxuriantes, de caravanes et de violentes tempêtes de sable, c’est un lieu d’exception qui donne aux voyageurs l’impression d’exister à l’écart du monde. Longtemps divisé entre les caravanes gitanes et les halfelins maîtres des oasis, le pays est désormais uni par le calife Akbar Abdoul,  un charismatique noble halfelin. Vivant dans un relatif isolement, les Orientaux sont très fiers de leur mode de vie, se réfugiant dans les jardins des oasis pour savourer leur passion des arts et des plaisirs. Ils sont réputés pour être très bouillants, des gens passionnés qui suivent leurs ambitions jusqu’au bout et qui n’aiment jamais à moitié.

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TERRES DÉSOLÉES


À la croisée des chemins entre les grandes nations existe un territoire sans foi ni loi, champ de bataille d’innombrables conflits et refuge des apatrides. Surnommées Terres désolées, ces lieux sont dévastés par la guerre depuis si longtemps que les habitants n’ont aucune mémoire de ce à quoi peut ressembler la paix. Les gens y sont généralement méfiants et coriaces, endurcis par les horreurs présentes et passées. Bien que nombre de gens parlent encore des Terres désolées comme de leur patrie, la plupart des personnes qui y vivent s’y sont réfugiées pour échapper aux autorités de leur pays d’origine. La région est devenue le refuge des hors-la-loi, des trafiquants et des bandits. Tout ce qui s’y passe flotte dans une zone de gris plus ou moins obscure, le simple concept de légalité étant flou.

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La Tanière

AUTRES LIEUX D’AJEMTIS


Le Grand Fleuve

Le plus grand affluent d’Ajemtis émerge des profondeurs de la Barrière, surgissant en flots rugissants des entrailles des montagnes. Naissant d’un grand bassin gardé par la Montagne sur les Eaux, le cité-barrage millénaire des nains, il s’écoule ensuite pour former le Grand Fleuve, qui traverse tout le continent pour se jeter dans la Mer des Miroirs. Parfois tranquille, parfois tumultueux, il a comme particularité de se séparer en de multiples rivière qui parcourent Ajemtis. On dit d’ailleurs que toute l’eau du monde viendrait du Grand Fleuve, et que même les lacs ou rivières qui semblent indépendantes surgissent de son réseau souterrain.

La Barrière

Déchirant le continent en deux, la monumentale chaîne de montagnes naît de la point nord, aux terres glaciales et inhospitalière, pour se perdre vers le sud inexploré d’Ajemtis, entre les Jungles du Sud et le désert de l’est. La Barrière, principalement constituée de pics acérés riches en minéraux, est habitée et exploitée en son centre par les nains de la Gorge des Jumeaux, qui ont fait de ses entrailles leur demeure millénaire. D’autres groupes minoritaire y ont néanmoins élu domicile: certains clans novgors, des gobelins et leurs machines chaotique ainsi que quelques agglomérations khadjus.

L’Archipel de Sosoloss

Ces îles ravagées au large des côtes d’Andromora sont peuplées de créatures reptiliennes connues sous le nom d’hommes-lézards, des êtres de nature belliqueuse qui attaquent constamment les côtes d’Andromora et de Brisman. En apparence primitifs, les hommes lézards ne doivent pas être sous-estimés. Ils sont aussi à l’aise dans l’eau que sur terre et peuvent tout aussi bien tuer avec leurs griffes ou leurs couteaux de pierre qu’un être humain avec son épée. Leur mode de vie, comme leurs idéaux, est largement méconnu et plusieurs experts croient que la raison de leur hostilité ne tiendrait peut-être pas de leur seule volonté.

Les Jungles du Sud

Au Sud de  Khadju et des Marais d’Urmed s’étend une jungle impénétrable que même les explorateurs les plus coriaces ne sont pas parvenus à coloniser. Peuplé de créatures reptiliennes colossales et de peuples primitifs agressifs et particulièrement dangereux, c’est un lieu où seuls les Khadjus et les trolls des jungles osent s’aventurer, et où seuls ces derniers semblent pouvoir survivre plus de quelques jours. Des nuages de gaz toxiques seraient parfois portés par les vents depuis ces jungles hostiles, causant des ravages au Sud des Marais et à Khadju.

 Les Rivages Pourpres

Située au Sud d’Andromora se trouve une gigantesque bande côtière couverte de mangroves épaisses, véritable forêt plongeant ses racines directement dans l’eau salée. L’eau qui s’échappe de la mangrove est constamment brouillée par des sédiments opaques qui lui donnent une horrible couleur de sang, et ses eaux vaseuses abritent des créatures inconnues des plus savants érudits. Abandonnés par Andromora après d’infructueuses tentatives de colonisation, les Rivages Pourpres attirent désormais l’intérêt des explorateurs de Brisman, qui tentent d’y établir des comptoirs malgré les difficultés.

 Les Glaciers de Maedras

S’étirant au-delà d’Amaniel en continuation avec les montagnes de la Barrière, les Glaciers sont des îles insolites couvertes d’une glace hautement surnaturelle. Régulièrement, de larges morceaux de glace se détachent des glaciers et tombent dans l’eau, où ils flottent un moment avant qu’un phénomène très étrange se produise : les icebergs de Maedras s’élèvent au-dessus de la mer et s’envolent, portés par les vents. Autrefois dissimulée aux autres races par un blocus maritime elfique, cette zone n’est plus aujourd’hui défendue par les elfes. Après avoir longtemps tenté de minimiser le nombre d’icebergs à prendre leur envol à l’aide de puissants pyromanciens, les elfes d’Amaniel ont abandonné pour des raisons inconnues.

L’Ombreterre

Gigantesque réseau de cavernes, de tunnels et de rivières souterraines s’étendant dans les entrailles d’Ajemtis, l’Ombreterre est le foyer de la civilisation drow. Hostile et étrange, ce lieu serait également peuplé de nains des ravins et d’autres créatures plus rares et obscures. C’est un monde à pars et peu connu, connecté à la surface par une poignée de passages disséminés à travers le continent. Parmi les peuples de la surface, seuls les exilés elfes noirs d’Andromora et les nains des montagnes en ont une connaissance approfondie, ces derniers ayant même colonisés plusieurs cavernes au cours de leurs activités minières.